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De retour dans votre inbox… avec un petit cadeau 🎁


Salut Reader!

Ça fait des semaines… J’espère que vous allez bien ❤️. Je ne vais pas vous mentir, ça a été un peu rock'n'roll par ici 😬, mais je vais bien 😁. J’ai été très occupée à travailler sur de gros projets et à réorganiser un peu ma vie ;)

Étonnamment, j’ai trouvé vraiment difficile de reprendre l’habitude d’écrire cette infolettre, alors que c’est quelque chose que j’aime profondément et même si ça nourrit ma croissance et ma guérison. Alors, évidemment, ça m’a fait réfléchir aux habitudes: à la façon dont nous les créons, à la façon dont nous pouvons rester coincés dedans, et à la difficulté que nous avons parfois à changer les choses. (Pour ceux et celles qui me lisent pour la première fois, j’ai tendance à traiter ma vie comme une expérience scientifique.)

Réflexions

Comment forme-t-on des habitudes? Pourquoi certaines s’intègrent-elles si profondément dans nos vies qu’elles finissent presque par nous définir, alors que d’autres disparaissent dès que notre routine change? Et pourquoi certains schémas sont-ils si difficiles à laisser aller, même lorsque nous savons qu’ils nous font du mal?

Ce sont des questions que j’entends constamment dans ma pratique, même si la plupart d’entre vous ne les formulez pas de cette façon. Vous me dites plutôt que vous n’arrivez pas à arrêter de vous inquiéter, de vous anesthésier, de serrer la mâchoire, de retenir votre souffle, de contracter votre ventre, de vous excuser, de trop réfléchir ou de vous mettre en colère. Je vois des corps tendus qui continuent de travailler même pendant le sommeil, des schémas de protection qui deviennent rigidité et douleur chronique, et qui créent des limitations que nous finissons par croire permanentes. On appelle ça des « mauvaises habitudes », mais je ne suis pas certaine que ce soit vraiment ça.

Certaines habitudes sont simplement le résultat d’un cerveau qui devient plus efficace. Répétez quelque chose assez souvent et, avec le temps, ça demande moins d’effort. Mais d’autres schémas apparaissent surtout lorsque nous sommes stressés, incertains, débordés ou que nous ne nous sentons pas en sécurité, et dans ces cas-là, le comportement peut en fait être en train de faire quelque chose pour nous. S’inquiéter peut nous donner l’impression d’être mieux préparés, vérifier peut nous procurer un peu de certitude, et rester constamment occupé peut nous éviter d’avoir à ressentir ce qui se passe lorsque nous nous arrêtons.

Alors, parfois, la question la plus utile n’est pas simplement : « Comment est-ce que j’arrête de faire ça? », mais plutôt : « Qu’est-ce que cette habitude fait pour moi? », parce que si le système nerveux l’a apprise pour une raison, comprendre cette raison fait peut-être partie du processus qui nous permettra de la changer.

L’autre chose que je trouve fascinante, c’est qu’avec le temps, nos habitudes commencent à façonner la manière dont nous nous percevons. « J’écris » devient « je suis écrivaine », tandis que « je m’inquiète beaucoup » peut lentement devenir « je suis une personne anxieuse », et « j’ai du mal à dire non » devient « je cherche toujours à faire plaisir aux autres ». À un moment donné, quelque chose que nous faisons de façon répétée peut commencer à ressembler à quelque chose que nous sommes fondamentalement.

Il y a un mot que j’aime beaucoup pour décrire ça: habitus. On l'utilise pour parler de ces dispositions profondément incorporées que nous acquérons au fil de nos expériences, de ces façons de percevoir, de réagir et de nous déplacer dans le monde qui deviennent tellement familières que nous cessons de les vivre comme des apprentissages. Elles finissent simplement par nous sembler être nous. Et cela me fait me demander où se trouve réellement la frontière entre nos habitudes et notre identité. À quel moment quelque chose que je fais de façon répétée devient une partie de la manière dont je me définis, et quelle part de ce que j’appelle ma personnalité est en réalité faite de schémas que j’ai répétés, renforcés et incarnés pendant des années?

C’est peut-être aussi pour ça que le changement peut sembler si difficile. Nous ne sommes pas toujours simplement en train de changer un comportement; parfois, nous sommes également en train de changer l’histoire que nous avons appris à raconter sur nous-mêmes.

Et cela nous ramène, bien sûr, à la neuroplasticité, parce que si le cerveau a appris un schéma, il a aussi la capacité d’en apprendre un autre. Je suis ici pour vous dire — et si vous avez suivi mon histoire, vous savez que j’en suis moi-même la preuve vivante — qu’il y a toujours de la place pour le changement, et que même de tout petits changements progressifs peuvent mener à des transformations profondes et durables. Commencez là où vous êtes — et faisons-le ensemble.


🎁 Pratique neurosomatique

ET...

Un petit quelque chose pour vous remercier d’être encore là...

Comme cela fait quelques semaines que je ne vous ai pas écrit, j’avais envie d’offrir à ceux et celles qui lisent NeuroNotes un petit encouragement à continuer d’explorer tout ça avec moi.

Pendant les 7 prochains jours, vous pouvez utiliser le code NEURONOTES10 pour obtenir 10 % de rabais sur n’importe quel forfait de séances ou cours.

S’il y a un schéma que vous essayez de changer, quelque chose que votre système nerveux semble déterminé à continuer de faire malgré tous vos efforts, ou simplement quelque chose que vous avez envie d’apprendre, c’est peut-être un moment intéressant pour venir l’explorer avec moi.

L’offre se termine le mardi 15 septembre 2026.

🧠 NeuroMinute...

Les habitudes se forment lorsque nous répétons le même comportement dans un contexte similaire, jusqu’à ce que le cerveau commence à associer le contexte lui-même à l’action. Avec la répétition, le comportement demande progressivement moins d’attention consciente et devient plus automatique, l’apprentissage des habitudes faisant largement appel à des circuits qui impliquent les ganglions de la base, et plus particulièrement le striatum. Autrement dit, votre cerveau cherche constamment ce qu’il peut apprendre suffisamment bien pour ne plus avoir à y consacrer autant de réflexion consciente.

Fait intéressant, la répétition n’explique pas tout : le contexte joue un rôle énorme. Le moment de la journée, l’endroit où nous nous trouvons, ce qui s’est passé juste avant et même notre état interne peuvent tous devenir des indices qui déclenchent un comportement familier. Cela permet de comprendre pourquoi une habitude qui semblait parfaitement établie peut soudainement devenir étonnamment difficile lorsque notre vie change ou que notre routine est interrompue; le comportement n’a pas nécessairement été « désappris », mais plusieurs des indices qui le soutenaient ont tout simplement disparu.

Et non, il n’existe pas vraiment de période magique de « 21 jours » au terme de laquelle le cerveau aurait créé une habitude. Dans une étude en conditions réelles souvent citée, le temps nécessaire pour qu’un comportement se rapproche de l’automaticité variait de 18 à 254 jours, avec des différences considérables selon les personnes et les comportements.

La neuroplasticité se construit à travers l’expérience répétée, mais elle suit son propre rythme et, heureusement, manquer une occasion ici et là ne semble pas non plus annuler l’apprentissage.

Envie de pousser un peu plus loin le côté geek avec moi? J’ai écrit davantage sur la neuroscience des habitudes, la façon dont elles deviennent automatiques et ce que nous savons réellement sur la manière de les changer ici.

Envie de travailler avec moi?

Réservez votre séance individuelle dès maintenant et voyons ensemble ce que ce travail peut faire pour vous!

PS: Et si l’histoire que vous vous racontez sur vous-même n’était plus entièrement vraie? 🤔

Amitiés,

Joana

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NeuroNotes is a newsletter about the brain, the body, and how we change. I write about chronic pain, anxiety, trauma, nervous system regulation, movement, neuroplasticity, healing, and the ways our bodies shape how we think, feel, and relate. Each edition begins with a real-life question, experience, or observation (typically from my own experience), then explores how neuroscience can help us understand ourselves and our challenges. You’ll also find concrete NeuroSomatic practices, and reflections to help you notice your patterns differently, and eventually move beyond. The purpose is not to give you another set of instructions for fixing yourself, but to help you connect to what your brain and body are doing and to discover where change is possible.

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