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Où y a-t-il encore de la place pour le changement dans votre vie ?


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Hello Reader!

Merci à celles et ceux qui m’ont écrit pour me dire que la NeuroNote de la semaine dernière avait résonné. J’adore vous lire. Pour moi, ça dit quelque chose d’important sur les expériences humaines que nous partageons. Cette semaine, je me suis retrouvée à réfléchir à ce qui se passe une fois qu’on fait une place à nos peurs: parfois, ça crée aussi un peu de place pour le changement. De mon côté, j’ai essayé de trouver de nouvelles façons de m’adapter à des circonstances qui changent, dont certaines sont complètement hors de mon contrôle.

Réflexions

Je pense que, comme tout le monde, il y a des circonstances dans ma vie que je ne peux pas changer. Je ne peux pas changer le fait que mes enfants ont beaucoup besoin de moi, et qu’en ce moment, ça me laisse très peu de temps pour moi. Je ne peux pas changer le handicap de mon fils. Il y a des responsabilités que je porte, des réalités avec lesquelles je vis, et des limites très concrètes à mon temps, mon énergie et ma liberté.

Et pourtant... je me rends compte que quand je dis je ne peux pas changer ça, ça peut vouloir dire plusieurs choses très différentes: Il y a des choses que je ne peux réellement pas changer. Il y en a d’autres que je pourrais changer, mais que je choisis de ne pas changer. Et puis il y a celles que je pense ne pas pouvoir changer, peut-être simplement parce qu’elles sont comme ça depuis tellement longtemps que j’ai cessé de les imaginer autrement.

Être capable de faire la différence, ça compte.

Pour les choses que je ne peux véritablement pas changer, peut-être que le travail est celui de l’acceptation. Pas la résignation, mais plutôt reconnaître la limite de ce qui est réellement sous mon contrôle, pour arrêter de m’épuiser à pousser contre quelque chose qui ne bougera pas. Vivre avec une maladie chronique, par exemple, accepter une limitation physique, ou accepter certains événements du passé.

Pour les choses que je ne veux pas changer, il y a autre chose à reconnaître: ce choix m’apporte quelque chose, et je fais un choix. Je n’aime peut-être pas tout ce qui vient avec ce choix, et parfois son coût peut me sembler très élevé, mais reconnaître que je choisis, et reconnaître ce que ce choix m’apporte, me redonne une certaine capacité d’agir. Et peut-être aussi la possibilité de trouver une autre façon d’obtenir ce quelque chose, à un coût moins élevé ?

Et puis il y a cette troisième catégorie, que je trouve particulièrement intéressante : les choses qui semblent immuables, mais qui ne le sont peut-être pas. Les routines, les suppositions, les relations, les façons d’organiser notre temps, notre corps, et même nos pensées, qui sont devenues tellement familières qu’on ne voit même plus les alternatives.

J’ai déjà écrit sur la liberté, et sur le fait qu’être libre ne veut pas nécessairement dire vivre sans contraintes. Cette semaine, j’y pense un peu différemment. Peut-être qu’il s’agit plutôt de nos degrés de liberté : les possibilités de mouvement qui restent disponibles à l’intérieur même des contraintes de notre vie.

Parce que même quand je ne peux pas changer la structure dans son ensemble, je peux me demander : Où est-ce qu’il reste de la place pour bouger ?

Je ne peux peut-être pas me libérer une journée entière, mais je peux peut-être trouver une heure. Je ne peux peut-être pas éliminer une responsabilité, mais je peux changer la façon dont je m’organise autour d’elle. Je ne peux pas changer une autre personne, mais je peux modifier une partie de ma façon de lui répondre. Je ne peux peut-être pas faire disparaître ce qui me fait mal, mais je peux bouger suffisamment différemment pour découvrir que ça ne fait pas mal dans toutes les directions.

Et parfois, le changement qui nous est accessible est vraiment, vraiment petit. Et c’est correct.

Dans le tout premier numéro de NeuroNotes, j’écrivais que la guérison est un processus fait de petits changements qui, progressivement, finissent par transformer complètement notre état intérieur. Je le crois toujours. Peut-être que la question n’est donc pas toujours : Comment est-ce que je peux changer toute ma vie ? Peut-être qu’elle est simplement : Où y a-t-il de la place pour le changement dans ma vie, et quel est le plus petit changement que je peux faire à cet endroit ?

Parce que trouver un seul endroit où quelque chose peut bouger suffit parfois à nous rappeler que nous ne sommes pas complètement coincés. Et peut-être que l’espoir commence là.

NOUVEAU — Le NeuroSomatic Lab

Je lance un nouveau rendez-vous mensuel en ligne : le NeuroSomatic Lab, un espace de 90 minutes où nous prendrons chaque mois une question sur le cerveau, le corps et le système nerveux pour l’explorer et, surtout, l’expérimenter ensemble.

Chaque mois, je vous apporterai un peu de science, une question qui mérite d’être explorée, puis une série d’expériences NeuroSomatiques utilisant le mouvement, les sensations et l’attention. Il n’y aura rien à réussir et aucune « bonne » réponse à trouver. L’idée est plutôt de devenir curieux de ce qui se passe quand on change quelque chose... et de remarquer ce qui devient alors possible.

LAB #1 — Où est votre espace de changement ?

Jeudi 12 novembre · 18 h 30–20 h (HE) · En ligne · 55 $ CA

Nous explorerons comment de très petits changements dans le mouvement, l’attention et les sensations peuvent créer de nouvelles possibilités — et ce que ça peut nous apprendre sur notre capacité à changer bien au-delà du mouvement.


🎁 Pratique NeuroSomatique

🧠 NeuroMinute...

Votre cerveau ne change pas comme un seul bloc. L’apprentissage peut commencer par des changements dans certaines connexions et certains circuits locaux, alors que les effets de cet apprentissage peuvent ensuite s’exprimer à travers des réseaux de régions interconnectées. L’expérience peut modifier les connexions synaptiques, les circuits locaux et les façons dont différentes régions communiquent entre elles. Un petit changement dans une partie d’un système peut donc influencer la façon dont l’ensemble de ce système s’organise.

Le mouvement nous donne une façon particulièrement intéressante de comprendre ça. Notre corps possède un nombre immense de degrés de liberté : plusieurs articulations, muscles et combinaisons de mouvements différents peuvent accomplir essentiellement la même tâche. Le système nerveux ne dispose donc pas d’une seule solution possible. Il apprend à coordonner de nombreuses possibilités.

La recherche sur l’apprentissage moteur suggère que l’exploration et la variabilité peuvent jouer un rôle important dans la découverte de ces possibilités. La variabilité n’est pas automatiquement bénéfique — faire les choses différemment au hasard n’est pas une recette magique pour la neuroplasticité — mais explorer attentivement des variations donne au système nerveux de nouvelles informations à comparer, à différencier et à apprendre.

C’est une des raisons pour lesquelles je travaille avec de si petites variations dans les pratiques NeuroSomatiques. Bouger un peu différemment change l’information sensorielle qui arrive au cerveau. Cette nouvelle information donne au système nerveux quelque chose de différent avec quoi travailler, et donc une possibilité de se réorganiser.

Nous n’avons pas besoin de changer tout le système d’un seul coup. Parfois, il suffit de trouver l’endroit où le mouvement est possible, d’y introduire une petite différence, puis d’observer ce qui devient disponible à partir de là.

Passez à l’étape suivante...

Vous souhaitez explorer ce travail de façon plus personnelle ? Réservez une séance NeuroSomatique avec moi.

Chaleureusement,

Joana

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NeuroNotes is a newsletter about the brain, the body, and how we change. I write about chronic pain, anxiety, trauma, nervous system regulation, movement, neuroplasticity, healing, and the ways our bodies shape how we think, feel, and relate. Each edition begins with a real-life question, experience, or observation (typically from my own experience), then explores how neuroscience can help us understand ourselves and our challenges. You’ll also find concrete NeuroSomatic practices, and reflections to help you notice your patterns differently, and eventually move beyond. The purpose is not to give you another set of instructions for fixing yourself, but to help you connect to what your brain and body are doing and to discover where change is possible.

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